Transcription
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Monsieur, hyer je vous escrivis ung mot de response à la
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votre du XVIIe. Despuis sur le tard vindrent en mon
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logis troys homes d’armes de la compagnie de son altesse
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qui avoent parlé à monsieur de Grenoble pour scavoyr de
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luy si le païs trouveroyt bon qu’estant leur compagnie
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sur le poynt de se retirer mecredy ou jeudy procheyn
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d’en retenir jusques à une trenteyne ou trente six qui
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voluntayrement se offrent de fere sercice, voyant le besoyn,
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et que ledit sieur de Grenoble les avoyt renvoyé à
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moy. Je leur feis response que ce faict n’estoyt de
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ma charge, comme en verité je ne scay pourquoy on
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me les renvoya. Or, aujourd’huy j’en ay dit ung mot
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à messieurs de la cour, qui ont toutz esté d’advis de
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vous en advertir, afin qu’il vous plaise en commander
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votre volunté, afin qu’entre cy et ledit mercredi ou jeudy
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l’on leur puisse fere quelque response resolue de laisser
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ou retenir. Et pource que cela depend principalement du
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moyen qu’auront ceulx dudit païs de les entretenir, mesdits
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sieurs ont bien volu ouyr ceulx des estatz dessus ce faict,
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qui ont dit que des mercredy XVIIe ilz vous en avons
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escript bien à pleyn. Et entre cy et le temps de leurdite
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retraicte il vous plait en escrire quelque chose ou leur
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fera entendre, vous trouveres dans ce depeche deux
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letres, l’une de monsieur de Martin, l’autre du sieur Brunel.
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Ce sera l’endroit où je prieray le createur,
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monsieur, vous doner en santé, heureuse et longue vie,
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de Grenoble, ce XX de mars 1574
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Vostre treshumble et obeissant
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serviteur G. Desportes
